de David Herbert Lauwrence User Moyenne des commentaires client :
4.9 étoiles sur 5 de 572 Commentaires client
L'Amant de Lady Chatterley par David Herbert Lauwrence ont été vendues pour EUR 5,90 chaque exemplaire. Le livre publié par Gallimard. Il contient 544 pages et classé dans le genre Folio. Ce livre a une bonne réponse du lecteur, il a la cote 4.9 des lecteurs 572. Inscrivez-vous maintenant pour accéder à des milliers de livres disponibles pour téléchargement gratuit. L'inscription était gratuite.
Description du livre L'Amant de Lady Chatterley : Une bombe qui n'a pas fini d'exploser - 4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile.Une bombe qui n'a pas fini d'exploser
Par Primumveritas
Son dernier roman, David Herbert Lawrence, on le sait par sa correspondance, l'avait voulu explosif. A son époque, la bombe, c'était de toute évidence les descriptions de l'acte sexuel, d'une crudité sans doute insupportable pour un public habitué à la pudeur effarouchée des héroà¯nes du roman victorien, que l'on voit rougir au plus petit affleurement du désir. Aujourd'hui, le chef-d'oeuvre de Lawrence ne choquera plus personne par cet aspect-là . Quantitativement, le sexe n'occupe d'ailleurs qu'une place secondaire dans le livre, même si, sur le fond, il constitue certainement son thème central. Encore faut-il comprendre de quel sexe il s'agit. Ceux qui croient avoir en L'Amant de Lady Chatterley une sorte de kama soutra anglo-saxon resteront sur leur faim, j'en ai bien peur.A notre époque, ce qui rend L'Amant de Lady Chatterley explosif (et profondément hérétique) est plutà´t le renversement qu'il opère sur le célèbre oracle de l'odieux Aragon selon lequel "la femme est l'avenir de l'homme". Autant le dire tout de suite, Lawrence est la bête noire des féministes, et beaucoup d'universités dans le monde anglo-saxon l'ont banni pour cette raison de leurs cours : pour lui, c'est l'homme qui est l'avenir de la femme, et Lady Chatterley est cette femme qui attend de pouvoir adorer un homme, un vrai, pour vivre en elle le printemps qui fait refleurir Wragby, la propriété de son fortuné mais infirme mari. Tout en vitupérant les femmes volontaires et égocentrées ("the self-willed female"), Lawrence n'épargne pas ses critiques à l'égard des faux hommes, dont le prototype est précisément Clifford Chatterley, invalide cérébral à l'extrême, adorateur du succès et de l'industrie.Cette critique rejoint un thème fondamental de la littérature anglaise de l'époque. Thomas Hardy, pour ne citer que lui, ne fait, d'un roman à l'autre, que dire et redire que les hommes s'avèrent incapables de répondre aux défis du mariage et de l'amour. Ses personnages masculins sont quasiment tous des anti-héros, des êtres lâches, indécis et faibles. A ce propos, on lira avec intérêt "Jude l'obscur", qui a pour sujet principal l'amour libre et ses illusions. Dans un autre grand roman de Hardy, "Tess d'Urbervilles", Angel Clare, le fiancé puis l'époux de l'innocente Tess est le prototype du mâle anglo-saxon dont les belles intentions et les grands idéaux cachent une profonde impuissance.Face à Clifford Chatterley et à Angel Clare, face à tous ces mâles ratés se dresse le garde-chasse Oliver Mellors, un mâle qui a les qualités et la dignité du "pedigree naturel" par opposition à la dignité vide et "sur mesure" des hommes de la haute société, prostitués à l'argent, au progrès et à la volonté de puissance. Il est en quelque sorte la réponse de Lawrence au désespoir de Hardy sur la masculinité. C'est lui qui va faire découvrir à Lady Chatterley, "Connie" dans le livre, la sexualité en tant que spiritualité et résurrection du corps, car Lawrence ne se fait nullement l'avocat de n'importe quelle coucherie, mais seulement d'un sexe racheté par la générosité et la chaleur du coeur et du phallus masculins, seuls capables de donner sens à la vie de la femme et de la rendre féconde physiquement et spirituellement. Rien n'est moins pornographique, même si Lawrence affectionne les mots les plus crus pour parler de l'acte et de l'anatomie, voyant dans cette libération du vocabulaire une manière de revenir à la sexualité primordiale.L'Amant de Lady Chatterley est donc ce que l'on pourrait appeler un roman à thèse qui s'attaque aux mythes de la modernité, du féminisme au libéralisme en passant par les bienfaits de l'industrialisation, mais ses personnages n'en restent pas moins vivants et convaincants, même si vers la fin du livre l'exposition des idées prend le pas sur le caractère romanesque. Entendre Oliver Mellors parler du Bouddha et de l'importance de l'attouchement en tant que voie vers la conscience éveillée, cela paraît trop intellectuel, trop explicite, trop engagé philosophiquement pour le sens et le ton du livre. Néanmoins, cette oeuvre finale de Lawrence reste un incontournable, à la fois lyrique, prophétique, vitriolique. Il plaira certainement à tous ceux qui sont réactionnaires dans l'âme. 3"Ce n'était pas très gai, mais c'était le destin.(...) C'était la vie." Tel est l'amer constat que Constance Reid, alors âgée de 23 ans, porte sur son mariage avec Clifford Chatterley. Ils se sont mariés en 1917 lors d'une permission de Clifford. Il est revenu du front en 1918, gravement estropié et condamné à la chaise roulante. Si leur entente a toujours été plus intellectuelle que physique, l'incapacité de Clifford à satisfaire sa femme et à lui donner un enfant met rapidement un point final à leur mariage. Amant après amant, Constance trouve son plaisir, jusqu'au jour où elle ouvre enfin les yeux sur Mellors, le garde-chasse de son mari. La soudaine "avide adoration" que Constance éprouve pour lui naît principalement de l'intense intimité sexuelle qu'ils partagent alors que tout les sépare dans l'Angleterre puritaine du début du XXe siècle. L'explosion sensuelle et amoureuse de leur liaison ira jusqu'à infléchir la ligne de leur destin respectif. Roman puissamment érotique et sensuel, L'Amant de Lady Chatterley a profondément bouleversé et continue d'ébranler les idées reçues sur le plaisir féminin et la virilité. --Aurélie Scart
Par Primumveritas
Son dernier roman, David Herbert Lawrence, on le sait par sa correspondance, l'avait voulu explosif. A son époque, la bombe, c'était de toute évidence les descriptions de l'acte sexuel, d'une crudité sans doute insupportable pour un public habitué à la pudeur effarouchée des héroà¯nes du roman victorien, que l'on voit rougir au plus petit affleurement du désir. Aujourd'hui, le chef-d'oeuvre de Lawrence ne choquera plus personne par cet aspect-là . Quantitativement, le sexe n'occupe d'ailleurs qu'une place secondaire dans le livre, même si, sur le fond, il constitue certainement son thème central. Encore faut-il comprendre de quel sexe il s'agit. Ceux qui croient avoir en L'Amant de Lady Chatterley une sorte de kama soutra anglo-saxon resteront sur leur faim, j'en ai bien peur.A notre époque, ce qui rend L'Amant de Lady Chatterley explosif (et profondément hérétique) est plutà´t le renversement qu'il opère sur le célèbre oracle de l'odieux Aragon selon lequel "la femme est l'avenir de l'homme". Autant le dire tout de suite, Lawrence est la bête noire des féministes, et beaucoup d'universités dans le monde anglo-saxon l'ont banni pour cette raison de leurs cours : pour lui, c'est l'homme qui est l'avenir de la femme, et Lady Chatterley est cette femme qui attend de pouvoir adorer un homme, un vrai, pour vivre en elle le printemps qui fait refleurir Wragby, la propriété de son fortuné mais infirme mari. Tout en vitupérant les femmes volontaires et égocentrées ("the self-willed female"), Lawrence n'épargne pas ses critiques à l'égard des faux hommes, dont le prototype est précisément Clifford Chatterley, invalide cérébral à l'extrême, adorateur du succès et de l'industrie.Cette critique rejoint un thème fondamental de la littérature anglaise de l'époque. Thomas Hardy, pour ne citer que lui, ne fait, d'un roman à l'autre, que dire et redire que les hommes s'avèrent incapables de répondre aux défis du mariage et de l'amour. Ses personnages masculins sont quasiment tous des anti-héros, des êtres lâches, indécis et faibles. A ce propos, on lira avec intérêt "Jude l'obscur", qui a pour sujet principal l'amour libre et ses illusions. Dans un autre grand roman de Hardy, "Tess d'Urbervilles", Angel Clare, le fiancé puis l'époux de l'innocente Tess est le prototype du mâle anglo-saxon dont les belles intentions et les grands idéaux cachent une profonde impuissance.Face à Clifford Chatterley et à Angel Clare, face à tous ces mâles ratés se dresse le garde-chasse Oliver Mellors, un mâle qui a les qualités et la dignité du "pedigree naturel" par opposition à la dignité vide et "sur mesure" des hommes de la haute société, prostitués à l'argent, au progrès et à la volonté de puissance. Il est en quelque sorte la réponse de Lawrence au désespoir de Hardy sur la masculinité. C'est lui qui va faire découvrir à Lady Chatterley, "Connie" dans le livre, la sexualité en tant que spiritualité et résurrection du corps, car Lawrence ne se fait nullement l'avocat de n'importe quelle coucherie, mais seulement d'un sexe racheté par la générosité et la chaleur du coeur et du phallus masculins, seuls capables de donner sens à la vie de la femme et de la rendre féconde physiquement et spirituellement. Rien n'est moins pornographique, même si Lawrence affectionne les mots les plus crus pour parler de l'acte et de l'anatomie, voyant dans cette libération du vocabulaire une manière de revenir à la sexualité primordiale.L'Amant de Lady Chatterley est donc ce que l'on pourrait appeler un roman à thèse qui s'attaque aux mythes de la modernité, du féminisme au libéralisme en passant par les bienfaits de l'industrialisation, mais ses personnages n'en restent pas moins vivants et convaincants, même si vers la fin du livre l'exposition des idées prend le pas sur le caractère romanesque. Entendre Oliver Mellors parler du Bouddha et de l'importance de l'attouchement en tant que voie vers la conscience éveillée, cela paraît trop intellectuel, trop explicite, trop engagé philosophiquement pour le sens et le ton du livre. Néanmoins, cette oeuvre finale de Lawrence reste un incontournable, à la fois lyrique, prophétique, vitriolique. Il plaira certainement à tous ceux qui sont réactionnaires dans l'âme. 3"Ce n'était pas très gai, mais c'était le destin.(...) C'était la vie." Tel est l'amer constat que Constance Reid, alors âgée de 23 ans, porte sur son mariage avec Clifford Chatterley. Ils se sont mariés en 1917 lors d'une permission de Clifford. Il est revenu du front en 1918, gravement estropié et condamné à la chaise roulante. Si leur entente a toujours été plus intellectuelle que physique, l'incapacité de Clifford à satisfaire sa femme et à lui donner un enfant met rapidement un point final à leur mariage. Amant après amant, Constance trouve son plaisir, jusqu'au jour où elle ouvre enfin les yeux sur Mellors, le garde-chasse de son mari. La soudaine "avide adoration" que Constance éprouve pour lui naît principalement de l'intense intimité sexuelle qu'ils partagent alors que tout les sépare dans l'Angleterre puritaine du début du XXe siècle. L'explosion sensuelle et amoureuse de leur liaison ira jusqu'à infléchir la ligne de leur destin respectif. Roman puissamment érotique et sensuel, L'Amant de Lady Chatterley a profondément bouleversé et continue d'ébranler les idées reçues sur le plaisir féminin et la virilité. --Aurélie Scart
Lire en ligne et Télécharger
- Primaire: lamant-de-lady-chatterley.pdf - 13.41 Mbps
- Lien Alternatif: lamant-de-lady-chatterley.pdf - 13.95 Mbps
Beaucoup de gens essaient de rechercher ces livres dans le moteur de recherche avec plusieurs requêtes telles que Télécharger] le Livre L'Amant de Lady Chatterley en Format PDF, L'Amant de Lady Chatterley Download eBook Pdf e Epub pour obtenir livre gratuit. Nous suggérons d'utiliser la requête de recherche Telecharger L'Amant de Lady Chatterley PDF ou Télécharger L'Amant de Lady Chatterley Livre Ebook PDF pour obtenir un meilleur résultat sur le moteur de recherche.

0 Comment to "Télécharger L'Amant de Lady Chatterley PDF Fichier"
Post a Comment